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Laura Rivière et sa famille  habitent ici, à Pointe d’Esny, sur la côte est de Maurice à proximité d’un des plus beaux lagons. Apres plusieurs années de travail acharné et un peu de chance, ils ont pu « passer du côté ensoleillé de la rue » et acheter une des plus spacieuses villas donnant sur la plage. À quelques minutes par bateau de chez elle se trouve la réserve naturelle de l’Île aux Aigrette, île sur laquelle vivaient les dodos qu’elle aime tant. Ils ont été ressuscités dans le magasin Artisanat Mauricien de Laura où on peut les trouver en rose, turquoise, bleu, jaune et rouge. Laura ne peut se souvenir des supports sur lesquels elle n’aurait pas peint de dodo : carrelages, verre, lanternes, chargeurs, magnets pour réfrigérateurs… Ce fut quand elle se lança dans l’impression de dodos sur ses tissus que ses affaires décollèrent. Ses tissus et son papier peint aux dodos étaient dorénavant disponibles dans plusieurs boutiques de décoration intérieure autour du monde.

 

 

Non, Laura ne ment pas  quand elle décrit la mer. L’eau est vraiment de cette couleur et la barrière de corail peut être vue lorsqu’elle se tient sur le balcon de son atelier, une chambre circulaire avec des fenêtres ouvrant dans toutes les directions.

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Rien n’est comparable à une promenade au lever du soleil  sur la partie encore sauvage de la plage de l’hôtel Shandrani, pensait Laura. Le plus souvent, cependant, le soleil était levé depuis bien plus longtemps qu’elle. C’est là que Laura vécut son premier rendez-vous avec celui qu’elle aimait. Elle s’en souvenait comme si c’était hier même si 35 ans s’étaient écoulés depuis : elle n’avait alors que 19 ans. Sera-t-il aussi poétique qu’il semble être dans ses lettres ? Il a l’air de quelqu’un de si distingué et de si équilibré selon Laura…

 

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Les anthuriums  – fleurs en forme de cœur – fleurs d’amour. Nous choisissons une fleur de chaque couleur et nuance comme l’arc-en-ciel et comme la population mauricienne. Ce sera un énorme bouquet. Pour certains les anthuriums signifient une longue vie d’amour.

 

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Under 1700–talets senare del la République des Marrons de la montagne du Morne durant la dernière partie du 18ème siècle. Le terme marron désignait l’esclave en fuite. Les maîtres trouvaient ridicule le fait de donner des noms aux esclaves. La colonie de marrons au Morne était ce que chaque blanc désignait sous le nom de « l’enfer à quelques centaines de mètres… », où vivaient les fugitifs, les gens sans remords, ceux qui n’hésiteraient pas à tuer. Et, néanmoins, ces créatures aux visages de pierre, à mi-chemin entre hommes et bêtes, étaient ceux qui survivaient !

 

À une période antérieure de sa vie dans un autre pays, il avait eu le même statut que les hommes libres. Il se consacrait au développement de ses connaissances en littérature. Il était le seul sur la montagne du Morne à savoir lire et écrire. La population vivant là variait de cent à deux cents dépendant du nombre ayant été capturé. Aujourd’hui il y avait au moins cent cinquante marrons rassemblés au temple, une caverne formée à demi avec toute une partie ouverte qui était sacrée. Au milieu était un mât contre lequel il s’appuya. Le mot FRATERNITÉ était gravé le long de ce mat. Il avait grandi sous l’égide de ce mot dans un autre temps et un autre lieu. Tous les marrons savaient ce qu’il voulait dire et les obligations qui en découlaient. Ce soir il avait de nouveau prêché encore et encore qu’aiguiser flèches et sabres contre les blancs ne menait à rien.

 

C’était lui qui avait proclamé « la république des marrons du Morne » dont ils faisaient partie. Il n’était pas convaincu que ce statut serait reconnu ni qu’il vivrait libre. Mais peut-être que ses enfants et petits-enfants le seraient. Tous les habitants du Morne ne comprenaient pas ce qu’il voulait dire. Il le comprenait à peine lui-même tout en gagnant sa demeure, une caverne au sommet de la montagne, pour prévenir sa famille de ne pas gaspiller le manioc, cette racine qu’ils mangeaient matin, midi et soir. Il avait espéré qu’il n’aurait pas à dire à sa femme qu’ils pourraient bien être obligés de dépecer des rats pour manger à leur faim. Une végétation luxuriante faite de buissons de sisal sur le flanc de la montagne cachait sa caverne. Sa femme tressait des paniers avec les feuilles de sisal. C’était le même matériau utilisé pour fabriquer les paniers dans lesquels ses camarades transportaient la canne à sucre. Ces paniers étaient portés à même les dos nus et irritaient les plaies infectées causées par les coups de fouet. Certains de ses camarades avaient eu assez de tels traitements et s’étaient enfuis. Plusieurs habitaient maintenant la montagne.

 

Au moins cinquante paniers terminés attendaient à l’extérieur de sa caverne. Quelques anciens esclaves venaient une fois par mois prendre ces paniers pour les vendre dans les rues de Port-Louis. En échange la famille recevrait du poisson, de la viande, des tissus et, surtout, des informations sur ce qui se passait dans l’ile. Depuis trois mois ces marchands ne venaient plus. Des chasseurs de marrons patrouillaient au pied de la montagne presque tous les jours. Tout le monde savait que les marrons se cachaient là, mais personne n’en connaissait le nombre. Aucun chasseur de marrons n’osait s’aventurer dans la montagne : le terrain était trop difficile pour celui qui n’y était pas initié. Dans ce nouveau pays, il avait été baptisé malgré lui ‘Sans Souci,’ ce qui signifie ‘Insouciant.’ L’homme qui l’avait ainsi rebaptisé avait dit qu’il n’avait plus le droit de se souvenir. Les deux se reverront et le souvenir de leur première rencontre s’imposera de façon très nette. Une fois de plus Sans Souci fera face au Diable en personne !