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Pour mon fils Kalle

C’est un privilège de se réveiller avec un homme qui est toujours heureux!

Tout d’abord, Dieu a créé l’île Maurice,
puis le ciel par son image miroir.

Mark Twain

 

 

 

 

Vous voulez écouter de la musique tout en lisant?

 

 PROLOGUE

 

Il arriva tôt un matin par le vol d’Air Mauritius en provenance de New Delhi. Il regarda autour de lui tout en allant d’un pas hésitant chercher un chariot pour ses deux valises de cuir marron passablement abîmées. Une fois hors de l’aérogare, il resta debout, immobile, pendant au moins dix minutes. La saison passait de l’été à l’hiver et la pluie tombait à verse. Il sentit une profonde satisfaction. Quelqu’un se précipita avec un parapluie pour l’abriter, mais il refusa. Il fit signe à un taxi. Il ne souffrirait pas d’arthrite à un genou qu’il aurait choisi malgré tout de marcher lentement. Après trente ans en Inde, Laval de Marques était de retour au pays.

Il demanda au chauffeur de l’emmener au Morne, dans le voisinage duquel il avait construit la maison dont il avait rêvé pendant tant d’années. Légèrement en flanc de montagne, pas loin de là où ses ancêtres avaient choisi de sauter de la falaise, ne voulant pas croire que l’esclavage avait été aboli. Au moment où le taxi s’approchait du village de L’Escalier, il dit au chauffeur de s’arrêter.

« Attendez-moi de l’autre côté du bosquet de bambous. Je veux marcher. »

« Mais, Monsieur, vous allez être trempé. »
« Je sais, » répondit Laval. « Ce n’est pas important. »

Cela faisait tant d’années qu’il avait ardemment désiré être à cet endroit, très précisément. Le bosquet de bambous comprenait un large chemin de deux cents mètres de long. C’était là qu’enfant il aimait grimper, même si le lieu était territoire interdit. Laval sentit monter en lui une bouffée de chaleur quand les paroles de sa mère lui revinrent : « Tout ici est si beau et si paisible. Il devrait être permis aux enfants de grimper aux arbres et de jouer à ce qu’ils aiment, mais ici ce n’est pas possible. Cette avenue a été conçue pour le plaisir et la réflexion dans le calme. »

Tant de souvenirs revenaient à la mémoire de Laval alors qu’il se tenait debout là, sur cette avenue du plaisir. Il était content de voir qu’elle était tout à fait comme trente ans plus tôt. Les arbres avaient poussé, pensait-il, mais aucun n’avait été abattu, Dieu merci. Laval retourna au taxi, trempé jusqu’aux os. Le chauffeur de taxi était inquiet.

« Mais, Monsieur, vous pourriez choper une pneumonie. » « Si tel est le cas, je l’accepterai avec paix et sérénité. »

La pluie avait cessé. Ils approchaient de Bel Ombre par le sud. Ils s’arrêtèrent de nouveau en face du pont de Beau Champ. C’était une vieille construction en pierre, envahie par la végétation et les mauvaises herbes, comme dans une jungle. Mais il n’y avait aucun serpent venimeux. Laval en avait vu plus qu’il n’en fallait en Inde. Il était encore tôt et la rosée était toujours visible sur les feuilles des arbres. Laval envoya le chauffeur chercher du café.

« Je veux rester ici un moment et apprécier ce lieu. »

« Mais, Monsieur, vous allez certainement attraper une double pneumonie. »

« Pour cela, il existe la pénicilline. Allez-y maintenant et ramenez- moi du café. »

 

Son café pris, il s’assit à l’angle du pont, avec ses jambes pendant sur le côté. Il s’était marié deux fois et avait divorcé deux fois, avait deux enfants et trois petits-enfants. Il était content d’avoir pu garder un bon contact avec ses deux ex-épouses. Il avait vingt-cinq ans lors de son départ de Maurice et il en avait maintenant cinquante- cinq. Avec ses jambes ballantes, il touchait la surface de l’eau de ses pieds. Tant d’années s’étaient écoulées. Au début, il gérait un petit hôtel à Goa et, par la suite, diverses opportunités imprévues l’avaient amené vers les technologies de l’information.

Son entreprise était une des plus prospères du genre à New Delhi. Il avait construit plus qu’une entreprise en technologie de l’information. C’était tout un complexe, avec un hôpital, des maisons pour le personnel et une école. Beaucoup de gens avaient haussé les épaules et s’étaient moqués de ses idées. Mais après quelques années, ils avaient cessé de rire. Dès les toutes premières phases, Laval voyait clairement l’ensemble, considérant que les individus travaillaient mieux et étaient plus performants s’ils avaient accès à des services. Dans l’entreprise de Laval, quasiment personne ne s’absentait pour raison de santé. Il avait créé son chef-d’œuvre et le bon moment pour rentrer à la maison était arrivé.

C’est pour cela qu’il avait fait construire la maison. Laval ne l’avait pas vue encore, sauf sur les plans d’architecte, mais maintenant qu’il était debout devant elle, il était pleinement content. Les lignes claires lui parlaient. Il remercia le chauffeur de taxi, qui l’avait suivi avec les bagages. Le visage de l’homme était facile à interpréter : comment un homme ayant si bien réussi pouvait-il vivre dans des conditions aussi spartiates ? Spartiates au point où il n’y avait quasiment aucun meuble dans cet énorme espace.

« Voyez-vous, » dit Laval avec un sourire, « j’ai vu tant de tissus de soie et de kitsch dans ma vie que c’est ainsi que je veux que les choses soient. »

« Mais cinq ordinateurs, Monsieur ! Je pensais que vous étiez retraité. »

Laval se mit à rire. « Je dois me tenir parfaitement au courant de ce qui se passe dans mon entreprise. C’est le plus âgé de mes fils qui la gère, mais je ne peux résister à l’envie de garder un œil sur elle. »

Le chauffeur le laissa dans son isolement. Laval ouvrit une bouteille de cognac, s’assit sur son immense terrasse et regarda vers l’océan. Chez soi, enfin. Le soleil éclairait le flanc de la montagne et Laval sentit soudain l’envie folle d’inonder l’espace de lumière. Il se leva et fit le tour de la maison ouvrant les persiennes, laissant les rayons du soleil envahir le moindre coin et recoin de la maison. Oui, peut-être que quelques rideaux seraient nécessaires, se dit-il, mais, si tel est le cas, ils devront être faits dans une toile légère, fine qui laisserait passer la lumière.

 

 

Île Maurice, mai 2000

Il avait marché et nagé presque cinq kilomètres aujourd’hui. Maintenant Laval était assis sur un banc, étirant ses pieds et massant son genou avec soin. Habituellement la douleur paraissait insupportable, mais pas aujourd’hui. C’était comme s’il avait oublié la douleur, tout son être étant dans le fait qu’il était de retour à la maison. Il regarda Grand Port. Il y a presque quatre cents ans, là, sur la terre mauricienne, est né celui qui fut le premier créole mulâtre de Maurice… en fait, la première naissance enregistrée. Son nom était Simon van der Stel. Sa grand-mère était une esclave indienne de Goa et son père Adriaan était le second gouverneur de l’île pour plusieurs années lorsque l’île était une relativement petite colonie hollandaise.

 

Il est intéressant de noter que Simon van der Stel devint, en fait, quelques années plus tard, le premier gouverneur hollandais de Cape Town. Il y planta les premières vignes et son nom fut donné à Stellenbosch, la toute première région plantant de la vigne en Afrique du Sud. Son domaine personnel Groot Constantia, qui existe toujours, produisit le porto préféré de Napoléon. Bien entendu, pendant la période de l’apartheid, les autorités cachèrent son portrait puisqu’il avait des traits asiatiques évidents et produisirent une lithographie lui donnant un air européen.

Et de Grand Port les premiers esclaves filèrent dans les bois. Presque une centaine de noirs étaient compris dans la cargaison venant de Madagascar à bord du bateau ironiquement appelé le SOLIDER – ce qui en créole veut dire ‘solidaire.’ Il s’appelait Pédro et il avait dix-neuf ans. Pédro avait été la propriété d’un homme très riche et puissant à Madagascar et était son esclave le plus efficace et fiable. Là-bas il avait bénéficié du statut de membre de la famille. Son propriétaire connut des temps difficiles et fut obligé de vendre Pédro. Dès qu’il fut à bord sur bateau, celui-ci jura de survivre. Le marchand d’esclaves vit la haine dans les yeux de Pédro. Il mit une corde autour du cou de celui-ci et l’emmena jusqu’à la proue du bateau. Serrant fort le nœud coulant autour du cou de Pédro, il le força à baisser la tête et épeler très fort  ‘S-O-L-I-D-E-R.’ Il rit de façon moqueuse, cracha au visage de Pédro et dit :

 

« Ceci veut dire loyauté, soutien mutuel et amour fraternel. Solidaire – c’est écrit dans votre langue, le créole. Vous devrez vous l’enseigner à vous-même puisque c’est la langue que vous utiliserez pour communiquer – comme les esclaves que vous êtes. »

La voix du négrier devint même encore plus cynique si cela était possible. « Pensez seulement à la racaille dont vous êtes issus et qui a fabriqué sa propre langue. De toute façon, » poursuivit-il, « j’ai de sérieux doutes que vous vivrez suffisamment longtemps pour apprendre beaucoup de mots de créole. »

Pédro fut poussé dans la cale où le reste du ‘troupeau noir’ attendait. Il fut enchaîné par les mains et les pieds à la lourde chaîne qui les liait tous. Le négrier qui se tenait derrière Pédro, lui tira la tête d’un coup sec et dit méchamment : « Je suis enchanté de t’offrir un petit présent supplémentaire, à toi et à personne d’autre parmi ces centaines de nègres. Un choix qui m’est facile – tu devras garder cette corde autour du cou. » Il se mit à rire, puis jura plusieurs fois avant de rassembler la force nécessaire pour faire entrer la barre dans l’écoutille. L’entrée de l’enfer était maintenant verrouillée.

La fosse infernale était plongée dans une obscurité complète au point où il était impossible de dire s’il faisait nuit ou jour à l’extérieur. Des mouches noires et des rats affluaient là à toute heure. Il était impossible de dire combien sautaient de long en large. Pendant les premières heures du voyage, de faibles plaintes étaient audibles quand un rat mordillait un esclave. Il était impossible d’essayer de dormir au milieu des halètements et le cliquetis des chaînes. C’était le son de la peur. Ceux qui dormaient avaient simplement perdu connaissance par épuisement et ne se réveillaient plus.

Ils arrimèrent à Grand Port un jour où le soleil était à son zénith et que les moustiques pullulaient. Les soixante-dix qui avaient survécu au voyage furent poussés sur le pont où chacun fut aspergé de deux seaux d’eau. Ils furent débarrassés de leurs chaînes et accueillis par les superviseurs de leurs paradis imminents sur terre avec ses promesses de plaisirs continus.

Des gouttes de sueur coulaient sur le visage de Pédro ravagé par les moustiques. Il tenait son front brûlant de fièvre. Le négrier enleva du cou de Pédro la corde qui avait été quasiment entièrement rongée par les rats. Il le regarda fixement, mais Pédro ne bougea pas, plongé dans une sorte d’indifférence. Le négrier vit que Pédro vaudrait cher sur le marché et renversa un nouveau seau sur lui. Ses motifs étaient loin d’être humanitaires. Il le gifla deux fois rapidement et avec force sur la joue gauche avec le plat de la main. Pédro tressauta, stupéfait, ses yeux toujours vides

Debout tout près devant Pédro, le négrier le saisit brutalement par la joue et lui dit de façon sarcastique : « Tu n’es plus Pédro. ». Il versa un nouveau seau sur lui, rit de façon moqueuse et dit : « Je te baptise ‘Sans Souci.’ Tu es l’homme sans mémoire. »

Peu de temps après que le bateau SOLIDER eut arrimé au Grand Port un nuage de moustiques descendit sur lui. Le ‘cheptel noir’ qui avait vécu dans un environnement infesté de mouches noires leur était indifférent, mais pas les négriers ou les superviseurs. Pendant un moment leurs gardiens furent distraits et dix des esclaves s’enfuirent. Ils prirent leurs jambes à leur cou, fuyant directement vers le sud-ouest et la montagne du Morne. Grâce au fait qu’ils étaient de superbes spécimens physiques, ils avaient encore de l’énergie et en dépit de la traversée maritime inhumaine, ils purent s’échapper de leurs poursuivants.

Sans Souci devint immédiatement leur chef naturel.

 

Rome, décembre 1993

Dans un appartement avec terrasse près de la Place d’Espagne à Rome, l’ex-agent spécial pour le DEA américain (Drug Enforcement Administration), la baronne Francesca di Venezia, était allongée dans son Jacuzzi. Il semblait à Francesca qu’elle n’avait pas pris de bain ces trois dernières semaines. Elle se mit à se savonner : ‘du savon tout simplement,’ disait l’étiquette. Je peux faire mieux que cela, décida Francesca, et elle vida une demi-bouteille d’huile Gucci dans l’eau du bain. Elle avait passé cinq ans à chasser Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellín, et avait décidé de ne pas accepter d’autres missions. Elle n’était pas sur place lors de la tentative d’arrestation et de l’échange de coups de feu : cela avait été le travail de la police colombienne. Mais elle était en Colombie et à Medellín quand cela arriva. Il a finalement reçu ce qu’il méritait, seul et pieds nus, tué par balles, sur le toit d’une maison, lui qui avait tué et corrompu tant de gens.

La sœur de Francesca téléphona et se plaignit de la triste situation de leur maison d’enfance, un palais vénitien. Sa sœur y vivait avec sa famille. Afin de conserver un certain niveau de vie, ils louaient plusieurs chambres à des touristes, mais ces revenus étaient à peine suffisants. Francesca était contente d’avoir pris sa part d’héritage et payé ses études avec. Elle avait prudemment investi le reste dans desplacements rémunérateurs, ce qui lui permettait à quarante ans de cesser de travailler. Francesca ne s’intéressait pas aux petits problèmes de notes élevées d’électricité, de moisissure et d’humidité de sa sœur. Même si Francesca devait raconter une partie seulement de la souffrance et de la misère qu’elle avait pu voir, le plus récemment à Medellín, sa sœur serait incapable de comprendre.

Dans quelques jours elle voyagerait vers l’Île Maurice pour des vacances bien méritées. Francesca s’assit à son ordinateur pour imprimer ses informations de vol et, bien entendu, il n’y avait plus de papier dans l’imprimante. Oh, tant pis, je vais juste aller à la station de police du quartier, se dit Francesca, et je profiterai de l’occasion pour leur souhaiter un bon Noël.

Portant des bottes noires à talons, un manteau en cashmere et un foulard Hermès, Francesca descendit la rue pavée longeant les Escaliers d’Espagne en direction de la Via Condotti. En route vers la station de police, elle croisa une vieille femme en larmes, accompagnée de deux policiers essayant de la consoler. La femme portait une fourrure, du vison sans aucun doute, mais elle avait été maculée de peinture rouge. Ah !, pensa Francesca, voici un exemple des problèmes que nous rencontrons ici – des comportements aussi lâches !

L’inspecteur de police Roberto embrassa Francesca sur la joue. « Bienvenue à la maison, Baronne. »

« Non, arrêtez. Je m’appelle ‘Baronne’ seulement dans les bars et les restaurants où je veux être sûre de pouvoir réserver une table. Nous avons déjà parlé de cela, vous et moi, » répliqua Francesca.

Francesca s’assit devant un ordinateur, imprima ses informations de vol et jeta un coup d’œil sur plusieurs pages du quotidien Le Mauricien. Sa curiosité naturelle de policière prit le dessus et elle se mit à farfouiller dans une pile de télécopies, cherchant des données sur la criminalité à Maurice.

Elle appela Roberto. « Quelle sorte de misérable petite île est donc ce pays où je vais ? Écoutez cela. Voici quelqu’un dont les freins sont sabotés et qui meurt… le responsable meurt aussi sous l’influencede drogues ! L’enquête est close, évidemment, puisque le suspect est mort. C’est arrivé il y a deux semaines. Est-ce qu’ils sont stupides ou est-ce qu’il y a de la corruption derrière ? Il y a forcément quelqu’un derrière. La devise de Pablo Escobar était ‘Plata o Plomo : accepte le pot-de-vin ou crève.’ »

Les yeux de Roberto brillaient en écoutant Francesca. « Heureusement que vous avez cessé de travailler afin de jouir de bonnes vacances… Ou est-il possible que vous envisagiez de porter un peu de jambon de Parme et du parmesan pour rendre visite à la famille du défunt ? »

Francesca regarda Roberto, d’abord de façon irritée, mais elle éclata ensuite de rire. Il comprenait donc tout à fait comment son esprit fonctionnait. « Joyeux Noël, Roberto, et mes meilleurs vœux à votre épouse. »

« Faites attention aux requins à deux pattes. »

Avec deux boîtes à chapeau à chaque main, Francesca s’arrêta en face de la Fontaine de Trevi. L’eau paraissait froide, sans aucun doute. Pour Maurice, la météo affichait une température de l’océan de 28o C. Trois semaines de soleil et de chaleur, exactement ce dont j’ai besoin, pensa Francesca. Elle alla vers sa charcuterie. Mario, le propriétaire, la vit et se précipita immédiatement pour lui ouvrir la porte.

« Bella Baronessa Francesca, bienvenue chez moi ! » dit-il pour l’accueillir.

« Merci, Mario. J’aimerais un kilo de jambon de Parme et la même quantité environ de Parmesan, scellé à vide, s’il vous plaît. »

« Ah, alors la baronne va rendre visite à sa sœur à Venise ? »

« Qu’est-ce que vous racontez ? Non, Dieu merci, » murmura Francesca. « Je vais à l’Île Maurice. Je viens tout juste de chez mon couturier, après un mois en Colombie, incluant plusieurs jours dans la brousse. J’ai pensé que j’avais besoin de me faire un peu belle. »

« Personne à Maurice ne peut être plus élégante que la baronne. Y a-t-il quelques bons amis sur l’île qui auront le privilège de goûter nos spécialités gastronomiques italiennes ? »

« Non, Mario, mes années d’expérience m’ont prouvé qu’il était important pour chacun d’avoir ses ressources personnelles ! »

« Mais, bella Baronessa, il y a à l’Île Maurice quelques-uns des plus beaux et des plus confortables hôtels du monde. J’y étais l’an dernier justement. Leur nourriture est divine. »

« Cela me semble charmant, mais on ne sait jamais. À quel hôtel étiez-vous ? »

« Oh, c’était ce qu’ils appellent ‘une expérience unique dans une vie’, l’hôtel Saint Géran. Il a la réputation d’être le meilleur hôtel de plage et de spa. »

« C’est là que je descends. J’espère que vous avez raison, considérant ce qu’un tel séjour coûte. »

« Je suis convaincu que la baronne y sera comme un poisson dans l’eau. »

« Merci, Mario, et passez de bonnes fêtes de Noël. »