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Il n’y a pas de problèmes – que des solutions! Telle est la devise de Robert Furlong qui est, entre autres, le traducteur en français de mon livre.

 
 

 

Comme vous pouvez l’imaginer, c’est formidablement inspirant de travailler avec quelqu’un ayant cet état d’esprit. Il a accompli huit fois le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Un vrai enthousiaste marche en moyenne 2 semaines ; Robert en a marché huit. Son bonheur de vivre est évident et sa démarche dans la vie d’une grande humilité. Je lui ai demandé s’il avait rencontré Jésus sur le chemin. Oui, m’a-t-il répondu, sous la forme d’un ancien banquier de la haute finance reconverti en Templier de Jérusalem

Un jour du mois de mars, Robert m’a emmené faire une promenade. Il fit le tour de la voiture pour m’ouvrir la portière. « Voyez-vous, là où elle est, ma mère serait très contrariée si je ne faisais pas cela, » me dit-il. Robert a grandi dans un contexte avant que les mots “féminisme de gauche” ne se développent. « Bien sûr que je suis féministe, mais je n’ai pas le même discours que celui de la gauche en question. En ces temps nous nous regardions dans les yeux en nous saluant. Nous nous levions dans les bus pour les aînés s’ils souhaitaient s’asseoir. Nous étions courtois. » précisa-t-il. Notre sortie nous mena au cimetière de Souillac. Robert me confia aimer les cimetières. Et là, je me demandais ce qu’il avait appris vraiment du Chemin de St Jacques? Avait-il besoin de quelques semaines de plus ? C’était un peu troublant de marcher au milieu de tombes. Il me semblait qu’assez vite le Comte Dracula allait surgir de sa tombe.

Trois mois plus tard, je retournais de moi-même au cimetière de Souillac. J’avais une idée pour mon deuxième livre. C’est là que mon héroïne Rebecca l’esclave se souviendra des moments passés avec le Cardinal issu de la haute société parisienne et qui a changé sa vie pour devenir missionnaire à Madagascar. Il ne voulait être appelé Cardinal et préférait simplement le mot Père… Et comme ce personnage devait avoir un nom, le choix évident a été Robert.


Je me demande qui vous appelez, Robert Furlong? Est-ce celui qui vit tout en haut ou quelqu’un dans une tombe en bas ? Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue en tant qu’invité du mois!

Quand Annika invite son traducteur sur sa page…

Je suis le traducteur d’Annika pour la version française de son livre : ceci semble – aux dires d’Annika –me qualifier pour squatter la page de son site réservée aux invités… Je n’en suis pas aussi certain qu’elle… Elle sait déjà combien j’ai pris plaisir à traduire son texte. J’ai aimé sa lecture des réalités insulaires mauriciennes, son implication dans son histoire humaine, sa volonté de comprendre et transmettre son analyse. Tout cela était souvent juste bien qu’elle n’eût jusqu’alors fait que de brefs séjours à Maurice. Mais j’ai finalement dû faire honneur à son invitation pour célébrer la Suédoise amoureuse de notre île et cela est un vrai plaisir. Le nombre de Suédois qui connaissent Maurice comme elle et qui y ont séjourné plus d’une semaine touristique formatée est si limité… Ceci dit, je me suis rappelée de Christina S. et de sa soeur, deux adolescentes qui faisaient partie de mes amis d’enfance et avec qui j’avais régulièrement des activités de culture et de loisir : elles étaient deux jeunes Suédoises dont le père occupait des fonctions à Maurice dans les années 1960…

Le marcheur impénitent

 

Ma première rencontre avec Annika date de fin juin 2014 : nous nous étions donné rendez-vous dans un pub de Londres… Dans la salle au-dessus, il y avait un théâtre dans lequel la compagnie de mon fils (www.exchangetheatre.com) jouait Une affaire de famille du Francais Roland Bacri en français et en anglais alternativement… Ce soir-là nous avons parlé de son livre, bien entendu, mais aussi beaucoup du Chemin de Saint Jacques de Compostelle que j’allais entreprendre pour la 8ème fois dans les jours qui suivaient ! Ah, ce Chemin… comment le qualifier ? Envoûtant ? Fascinant ? Magique ? Extra-ordinaire ? Emotionnellement puissant ? Mystique ? Tout cela à la fois ? Je n’ai toujours pas trouvé le mot pouvant le caractériser d’emblée et c’est peut-être pour cela que j’y retourne si souvent… comme des milliers d’autres du monde entier chaque année. Le lendemain de ma soirée avec Annika, j’allais gagner Madrid et, depuis la capitale espagnole, me lancer dans une marche de 1 600 km qui allait me prendre 60 jours…

Mes 8 cheminements vers Saint Jacques n’ont jamais été les mêmes et la seule chose en commun est que je les ai faits à pied. Les 4 premiers en compagnie de mon fils cadet s’étalaient sur 4 ans par étapes de 250 km le long du classique Camino Frances au départ de St Jean Pied de Port dans les Pyrénées… Puis, toujours d’une traite sur les 900 km ou plus, seul ou avec ma compagne, progressant par des sentiers serpentant dans les montagnes, s’arrêtant dans des auberges moyenâgeuses ou plus modernes nichées dans des villages minuscules aux faibles ressources, dormant dans les lits superposés de salles communes, partageant repas et moments de spiritualité avec des pèlerins venus de l’autre bout du monde… Le Chemin de Saint Jacques de Compostelle est, par excellence, un chemin de partage au long duquel on est amené à croiser des gens de toutes origines et de tous âges : ils ont tous quelque chose à vous offrir et vous de même ; cela peut être une parole, une confidence, un réconfort ou tout simplement un silence… Chaque soir, même si vos pieds peuvent se venger en vous lançant quelques flèches endolories et si votre dos crie grâce devant l’inconfort du sommier de l’auberge, vous pensez plutôt à l’enrichissement reçu et à ce qui va suivre…

Le Chemin de Saint Jacques de Compostelle est aussi une douce folie… au point où je retourne en prendre une nouvelle dose en 2017… Comme j’aurais cette année-là 70 ans le 25 juillet (jour de la fête de St Jacques…) je marcherai 70 jours… soit environ 2100 km en compagnie de mon épouse qui m’accompagnera comme elle l’avait fait en 2007 pour mes 60 ans… Les chaussures, le sac, les bâtons : tout est prêt déjà !… Ne sommes-nous pas tous des pèlerins de passage ?

L’insulaire

 

Malgré cet appétit des grandes distances et des longues marches infinies, je suis au plus profond de moi un insulaire et suis heureux de l’être… Même si mon parcours professionnel m’a tenu éloigné de Maurice pendant de nombreuses années, je m’y replongeais souvent en y revenant en vacances ou par la pensée… Car c’est dans la pensée que son chez-soi prend ses vraies dimensions, ses vraies proportions… Mon Île Maurice, même si sa superficie ne dépasse pas 2000km2, est mon continent, mon point d’ancrage, ma source profonde, ma vérité…

Celle de cette rue de Curepipe Road, au centre de l’île, où je suis né en 1947 et ai grandi à deux pas d’une église et d’une mosquée… Où le matin, comme s’ils s’étaient concertés pour battre le réveil, la mosquée et l’église me rappelaient qu’il était temps de se lever pour réviser cette fichue leçon de latin avant d’aller à l’école… Ces gardiens de mon temps revenaient le soir tombant me rappeler que l’heure des jeux sur la mythique colline boisée – en fait un monticule insignifiant de terre face à la vieille maison coloniale défraîchie de mon enfance – était passée, qu’il fallait rentrer pour laisser place aux mille et uns fantômes que la nuit réveillait…

 

Mes parents

Mon père était fonctionnaire et gérait le bureau d’état civil au moment où il prit sa retraite en 1960… Il était né en 1899 dans cette même rue, à une centaine de mètres de cette maison où j’ai grandi… Ce qui faisait que je ne pouvais oublier son âge : il suffisait d’ajouter une année à celle en cours et on ne pouvait se tromper… Il descendait, comme quasiment tous les Furlong mauriciens, d’un soldat d’origine irlandaise venu en tant qu’armurier avec l’armée de conquête britannique en 1810… Il s’installa, épousa une franco-pondichérienne et créa une lignée…. Ma mère, elle, descendait d’une famille de colons français installés dans l’île du côté de Mahébourg dans le sud-est bien avant la période britannique : elle ne travaillait pas… cela ne se faisait pas alors dans notre milieu social ! Ceci dit, elle avait fort à faire dans la maison en bois que nous habitions, ne serait-ce qu’en élevant ma soeur et de moi, les deux seuls enfants de la maison.

L’Ile Maurice de mon enfance

C’était une autre Île Maurice, complexe certes comme toute société rassemblant en son sein une variété de cultures et d’arts de vivre, de prier, de chanter,… Je me souviens encore de ces écoles et collèges que j’ai fréquentée : la petite école privée Leconte rue Abbé de la Caille, le collège Saint Joseph… Là, à mon insu, par-delà les matières scolaires parfois/souvent rébarbatives, je m’imprégnais de leçons d’humanité, de fragments de civilisations qui me nourrissaient spirituellement et intellectuellement, de pages d’histoires avec un petit ‘h’… h comme héroïque, h comme héritier… Héritier de ces amis d’enfance inoubliables. Inoubliables parce que d’origines si différentes. Des exemples ? Dani avec qui j’ai littéralement grandi et qui est aujourd’hui professeur de piano du côté de Londres. Zoulou qui habitait le même terrain que moi et de qui j’ai tant appris. Ajit Kumar dont les parents étaient propriétaires de chevaux de courses qui s’entraînaient les après-midi dans un champ à cinq minutes de chez moi. Youssef avec qui j’échangeais des bandes dessinées : Akim, Rodéo, Kiwi… Maxime dont le père tenait la boutique chinoise du coin et qui avait toujours un petit bonbon fait maison pour se débarrasser de nous et de nos piailleries qui gênaient ses clients… Il y a aussi ces clubs de copains et copines, ces pièces de théâtre interprétées sur des tréteaux de fortune car le théâtre me passionna très jeune… On trahissait Molière, Shakespeare, Courteline et les autres mais nous nous éclations dans ces rôles en étant définitivement meilleurs que Gérard Philippe, Gary Grant ou Jean Marais… Nous étions alors aussi Jeronimo, Spartacus, D’Artagnan, Barrabas, Cartouche, James Bond selon les films à l’affiche !

Tout cela dans cette île-continent dans laquelle, faute de moyens de transport faciles, nous allions rarement sur les plages, à la mer… Mais nous connaissions leurs noms étranges et poétiques car mon île est un poème permanent… elle voyage, disait l’ami poète Edouard Maunick, de baie en baie et de cap en cap : Baie aux Tortues, La Prairie, Bain-Boeuf, Anse-La-Raie… Elle s’ouvre au monde à Sébastopol, Verdun, Nouvelle France, Coromandel, Balaclava…

Cette île me fit connaître très jeune des écrivains, des poètes, des peintres, des musiciens, qui ont su féconder mon imaginaire en y déposant des parcelles de ces vérités indicibles, celles du coeur, celles suffisamment déraisonnables pour inciter à ne rien prendre pour acquis.

Mon île m’a appris l’amour. L’amour des autres. L’amour de tous les autres. Quelle superbe dette !

 

L’Université de la vie

 

Apres les études secondaires, ce fut l’Université. Ce n’était pas comme aujourd’hui un processus quasi-automatique. Mes parents n’étaient pas fortunés et n’auraient jamais pu me financer des études. J’avais déjà commencé à enseigner quand j’obtins une bourse d’études de l’Alliance française… J’allais alors – en 1967 – à ce qui était l’Université Charles de Gaulle, université française installée dans la capitale de la grande île voisine de Madagascar. J’y obtins une Licence de Lettres Modernes avant d’obtenir une autre bourse qui m’amena en France faire de la linguistique à Besançon, puis une Maîtrise de Lettres Modernes à Nice… Heureuses années : Madagascar était alors plus florissante et offrait plus de sécurité que maintenant. Le petit Mauricien de Curepipe-Road, déjà riche d’Europe, d’Afrique, d’Inde et de Chine à la mode mauricienne, allait rencontrer et s’enrichir de nouvelles sources culturelles… la culture malgache, mais aussi plus concrètement les cultures européennes qu’on y rencontrait… L’Université a été aussi l’occasion de faire encore du théâtre à une autre échelle avec, en sus des représentations dans la capitale, des tournées mémorables dans les grandes villes… Ionesco, Sartre, Lorca, Brecht, Apollinaire… Autant de pièces, autant de souvenirs… A Besançon, avec le théâtre municipal, ce fut Marivaux, Yvan Goll, entre autres avec une grande tournée dans l’est de la France. A Nice, ce fut, en américain, des pièces d’Edward Albee et en français, celles de Tardieu, Beckett, Giraudoux… J’aurais tout donné alors pour ne faire que du théâtre, mais 1968 était passé par là et lorsque j’arrivais en France en 1971 les structures institutionnelles de formation aux métiers du théâtre étaient encore vacillantes…

Les méandres professionnels

De retour à Maurice en 1974, je devins tout naturellement enseignant de français et de littérature française. Je devais faire face à un nouveau défi : redécouvrir mon pays, réapprendre à comprendre les Mauriciens, rechercher les clefs permettant de pénétrer les arcanes de l’île. Le pays dans lequel j’avais grandi, celui que j’avais connu puis quitté pendant 7 ans avait beaucoup changé… L’indépendance avait été obtenue en 1968 et beaucoup d’événements s’étaient produits, certains graves comme la crise économique, les heurts intercommunautaires. Les jeunes qui étaient mes élèves étaient d’une autre génération et il fallait apprendre à les comprendre et à dialoguer avec eux. Je n’avais plus beaucoup d’affinités avec mes anciens amis d’adolescence qui eux n’avaient pas quitté l’île. Tout était à reconstruire… Je fis à nouveau beaucoup de théâtre : Anouilh, Emmanuel Roblès, Marcelle et Guy Lagesse pour un spectacle joué un mois durant à la Citadelle de Port-Louis… Je m’insérais dans ce qui était pour moi une nouvelle Île Maurice en intégrant le collège d’Etat Queen Elizabeth College avant d’entrer au Mauritius Institute of Education pour travailler à la réforme de l’enseignement du français et à la formation des enseignants de français du secondaire.

Puis vint le départ vers ailleurs : fin 1979, j’intégrais l’organisme international de coopération francophone qui s’appelait alors Agence de Coopération Culturelle et Technique et qui est connu aujourd’hui comme l’Organisation Internationale de la Francophonie. Je suis resté au service de la coopération internationale francophone pendant 25 ans répartis entre 13 ans au bureau central parisien et 12 ans à l’antenne de perfectionnement des cadres francophones située à Talence dans la banlieue de Bordeaux. Des années intenses pendant lesquelles je fus amené à découvrir le monde de la francophonie et sa grande diversité : l’Afrique du Nord et de l’Ouest, les Caraïbes, l’Amérique du Nord : Canada avec le Québec et l’Ontario, le Proche-Orient avec le Liban, l’océan Indien, les Comores et Djibouti inclus… Mes fonctions m’amenaient à développer des actions au bénéfice de l’éducation et de l’alphabétisation dans les pays qui en faisaient la requête et de financer et piloter des actions sur le terrain et m’assurer que les objectifs étaient atteints. Ceci impliquait une présence régulière dans les pays impliqués avec, à la clef, des découvertes culturelles et humaines extraordinaires… Mes voyages n’étaient jamais du tourisme mais des missions me permettant d’entrer au coeur même des spécificités de ces pays… Quelle chance pour le petit Mauricien de Curepipe-Road que j’étais… Quel enrichissement permanent… Quelle opportunité formidable de partager mes savoirs et mes compétences ET en acquérir d’autres… Un formidable troc humaniste !

 

Ma famille élargie

C’est en France que naquirent mes deux enfants : David né en 1980, aujourd’hui comédien basé à Londres, et Cédric né en 1984, vivant toujours à proximité de Bordeaux. Et, fraîchement arrivé à Bordeaux, la famille s’est agrandie d’éléments nouveaux, cooptés, adoptés : Sandrine d’origine camerounaise et aujourd’hui médecin urgentiste dans un hôpital de la région parisienne, les deux frères Serge et Léo, également Camerounais, tous deux aujourd’hui ingénieurs, le premier chez Schlumberger en France et le second à Cayenne. Une superbe expérience humaine qui généra de nouvelles relations fortes et des émotions particulièrement puissantes… Et je me suis souvent retrouvé à l’improviste cuisinier pour 12 personnes, à savoir les enfants et leurs amis ou des connaissances de passage… La maison que j’habitais dans le village vert de Saint Aubin de Médoc à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux me permettait ce genre de fantaisies comme, aussi, l’accueil sous ma verandah d’une troupe répétant une pièce policière d’Agatha Christie… Une voisine, ne réalisant pas que c’était du théâtre, vint me demander pourquoi on parlait de meurtres et de cadavres dans mon jardin…

Le retour au pays et la démultiplication des acquis

 

Puis ce fut le retour sur Maurice. Donc une réinsertion non pas dans une vie professionnelle nouvelle, mais dans une vie m’appartenant pleinement : je ne voulais plus vendre ma vie aux autres, je ne voulais plus être dirigé par d’autres… Je voulais être le propriétaire à temps complet de ma vie et n’avoir de comptes à rendre qu’à moi-même. Un retour donc en 2004 suivi d’une réinsertion qui imposa ses mutations que j’acceptais avec appétit : utilisant mes diverses compétences, je développais plusieurs champs d’intervention simultanément… Écriture et réécritures, théâtre, doublage de films, animation d’émissions de télévision, traductions, colloques internationaux et conférences ici et là, cinéma et télévision… Voici 11 ans que cela dure… pour le meilleur, toujours ! Mes publications pendant cette période sont une biographie Une Mauricienne d’exception : Marie Leblanc (2005) et trois anthologies : Panorama de la littérature mauricienne : La production créolophone. Des origines à l’indépendance (2008), Quand les poètes mauriciens parlent d’amour (2011) et En revues et en français : une anthologie de chroniques, nouvelles et contes mauriciens (2015)…

De 2011 à 2014 la présidence de la Fondation Malcolm de Chazal créée pour promouvoir les oeuvres et la pensée de cet artiste intégral mauricien de réputation mondiale me fut proposée et j’acceptais. Ces 4 ans m’ont permis de développer une base solide et proactive autour de la mémoire de Malcolm de Chazal par le biais d’expositions circulant dans les villes et les villages, par la mise en place de festivals tous les deux ans comprenant, sur 20 jours, du théâtre inédit et des lectures de textes, des ateliers de peinture pour les enfants autour de l’île, du slam, etc.…

I

Ma passion pour la littérature m’a amené, par ailleurs, à animer une trentaine d’émissions télévisées sur des écrivains mauriciens et celles-ci sont régulièrement diffusées sur les chaînes locales. De même j’ai rédigé et publié plusieurs articles scientifiques sur la littérature mauricienne dans des revues universitaires de différents pays : en interrogeant Google sur mon nom, – en précisant ‘mauricien’ ou ‘ile Maurice’ car un certain Robert Furlong est un… sniper canadien sur lequel beaucoup est écrit – on peut trouver divers liens utiles. Je poursuis bien entendu le théâtre avec, ces derniers temps, Bernadette de Lourdes (2010), Mauritius (2011), La Cage aux Folles (2012), Le Prénom (2013), Love Letters (2014)…

Un titre honorifique

Depuis 2012, je suis devenu, par la volonté de la République française, Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres… J’accorde une grande importance à cette distinction honorifique Pour plusieurs raisons. D’abord, elle me vient d’un autre pays que le mien et affiche une reconnaissance de mon parcours et de mon apport aux arts et à la culture. Ensuite, elle donne une légitimité quant aux projets que je pourrais être amené à proposer. Enfin, elle est pour moi une incitation à poursuivre le chemin que je me suis tracé

 

La vie, droit devant…

Cela se résume si vite, un chemin… Un chemin qui peut être vu comme un peu touffu, voire même un peu diffus… Mais je l’aime ce chemin car il est multiple et divers… Résonnent en moi encore les mots et les phrases charges d’enseignement que les gens côtoyés et les expériences vécues en Afrique, en Europe, aux Caraïbes, au Proche-Orient et ailleurs m’ont révélé…

Et j’ai toujours soif d’enseignements nouveaux car je suis un éternel apprenti… Si nous sommes vraiment tous condamnés à ne vivre qu’une fois, autant vivre plusieurs vies en une… c’est toujours autant de gagné !

Pour moi, comme Annika le disait fort justement, il n’existe pas de problèmes, mais que des solutions !

 

Robert FURLONG

insulaire

 

In 2007, with Dalida on the Camino de Santiago

 

With the 5 « kids » in 2011… From the left: David, Serge, myself, Sandrine, Léo and Cédric

Eight years old… Ready for holy communion…

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theatre… cover of scope in 2013